L’ambition de la loi du 13 juillet 2005 de programme fixant les orientations énergétiques est de fixer la politique énergétique de la France pour les années à venir.
La
structure de cette loi qui comprend 32 articles et de longues annexes
s’organise autour de quatre parties après avoir consacré un développement à la
définition de la stratégie nationale en matière d’énergie.
La
stratégie nationale énergétique repose sur un ensemble de dispositions situées
en début de la loi et visant à rappeler un certain nombre de grands principes
qui guident l’action française en matière d’énergie.
Au
nombre de ces principes, le texte rappelle que « la politique énergétique française repose sur un service public de
l'énergie qui garantit l'indépendance stratégique et favorise la compétitivité
économique et industrielle de la
Nation. (…) Sa conduite nécessite le maintien et le
développement d'entreprises publiques nationales et locales dans le secteur
énergétique » (article 1er).
Selon l’article 1eralinéa 2 de la loi programme, « la
politique énergétique vise à contribuer à l'indépendance énergétique nationale
et garantir la sécurité d'approvisionnement ; assurer un prix compétitif
de l'énergie ; préserver la santé humaine et l'environnement, en particulier en
luttant contre l'aggravation de l'effet de serre ; garantir la cohésion sociale
et territoriale en assurant l'accès de tous à l'énergie ». Pour ce
faire, l’Etat français doit poursuivre quatre objectifs précis. Il s’agit de
« maîtriser la demande d'énergie,
diversifier les sources d'approvisionnement énergétique, développer la
recherche dans le domaine de l'énergie [et] assurer des moyens de transport et
de stockage de l'énergie adaptés aux besoins » (article 2).
La
suite de la définition de la stratégie énergétique nationale consiste à fixer
des objectifs pour la France
afin notamment de respecter les obligations communautaires en la matière.
Les
objectifs de la politique énergétique de la France sont : « l'approvisionnement énergétique de tous les résidents en France, de
garantir un prix compétitif de l'énergie, de renforcer la lutte contre
l'aggravation de l'effet de serre ainsi que de mieux préserver la santé humaine
et l'environnement et de garantir la cohésion sociale et territoriale en
assurant l'accès à l'énergie de tous les résidents en France ».
Pour
réaliser ces objectifs, quatre axes sont envisagés : la maîtrise de la
demande d’énergie, la diversification des sources d’approvisionnement
énergétique, le développement de la recherche dans le domaine de l’énergie et
un transport de l'énergie efficace avec des capacités de stockage suffisantes.
- les 4 grandes parties de la loi
La
définition des actions de la
France dans le domaine de l’énergie se divise donc en quatre
grandes parties alors que le projet initial n’en comptait que trois. En effet,
la dernière partie rajoutée comporte un grand nombre de dispositions diverses.
Les trois parties importantes sont alors relatives à la maîtrise de la demande
d’énergie, les énergies renouvelables, l’équilibre et la qualité des réseaux de
transport et de distribution d'électricité.
Dans
la première partie consacrée à la maîtrise de l’énergie, les ambitions de la
politique énergétique française s’organisent autour de l’utilisation de la
technique des certificats d’économie d’énergie ainsi « toute personne (…) dont l’actionpermet la
réalisation d'économies d'énergie d'un volume supérieur à un seuil fixé par
arrêté du ministre chargé de l'énergie obtient, sur sa demande, en
contrepartie, des certificats d'économies d'énergie » (article 15).
Dans
la deuxième partie, il s’agit pour le texte de loi de préciser sa notion
d’énergies renouvelables. Il ne s’agit pas ici d’une définition puisque le
texte ne fait que répertorier les sources d’énergie qu’il considère comme
renouvelables.
La
troisième partie tente de prévenir et d’assurer l’équilibre et la qualité des
réseaux. Elle envisage par le biais de quatorze articles restant en discussion
de régler des difficultés relatives à la contribution au service public de
l’électricité, l’amélioration de la prévision des risques de déséquilibre entre
l’offre et la demande d’électricité ou les règles relatives aux refus d’accès
aux réseaux.