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Les déchets verts

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Les déchets verts (DV) sont, en première approche, des résidus d’origine végétale issus des activités de jardinage et d’entretien des espaces verts. La définition s’élargit parfois à la fraction fermentescible des ordures ménagères et aux déchets d’assainissement.

Depuis 2002, d’après la loi du 13 juillet 1992, seuls les déchets ultimes sont admis en CSDU (centre de stockage des déchets ultimes). Ainsi, les déchets verts qui peuvent être valorisés ne sont plus admis.

Il existe deux façons de valoriser les déchets verts : 1- par fermentation (compostage et méthanisation ) 2- par combustion

Le compostage est la première forme de valorisation des DV.

Toutefois, l’idée d’une valorisation du DV par combustion fait son chemin comme on peut le voir dans le PRERURE 2002 (fiches d’actions n°3.3 Bois – énergie : co-combustion bois-charbon dans les centrales de Bois Rouge et du Gol et n° 3.4 Perspectives de valorisation énergétique des peuplements d’Acacias Mearnsii) et conduit en 2005, à une étude commandée par l’ADEME. Les résultats de cette étude ont mis en évidence plusieurs pistes de valorisation du bois en énergie. En particulier, la valorisation par co-combustion des déchets verts avec du charbon en centrale thermique a retenu l’attention. Cette étude donnait en première estimation une quantité de déchets verts mobilisables comprise entre 30.000 et 50.000 tonnes par an. Une valorisation énergétique des DV en centrale thermique charbon/bagasse pourrait présenter un intérêt double pour les collectivités comme pour les centrales thermiques.

D’une part, les déchets verts seraient valorisés énergétiquement ce qui permettrait à la collectivité de répondre aux contraintes règlementaires de la loi de valorisation du 13 juillet 1992. D’autre part les centrales thermiques pourraient diminuer la quantité de leurs émanations en CO2.

Suite à cette étude, deux campagnes d’essais de valorisation de broyat de DV en chaudière, réalisées par la Centrale Thermique de Bois Rouge (CTBR) ont été menées dans le courant de l’année 2006. Les essais se sont avérés compatibles avec la nécessité de production d’énergie : pas d’impact environnemental notable, pas de perturbation notable du process industriel et donc de la production.

La mise en place d’une filière de valorisation des déchets verts en centrale thermique suppose toutefois quelques aménagements comme la création d’une structure organisée et perénne assurant la préparation du broyat et la modification de l’installation de la centrale thermique pour la prise en compte du broyat. L’étude des coûts d’installation de la filière est actuellement en cours.

Le scénario qui se dessine aujourd’hui consiste à ramener les déchets verts de la CIREST et de la CINOR vers la Centrale Thermique de Bois Rouge. La mise en place de cette filière suppose :

  • l’introduction d’un flux régulier de broyat de déchets verts dans les chaudières
  • la construction et la mise en service d’une unité de broyage des déchets verts
  • l’acheminement par camion d’un flux régulier de déchets verts depuis les sites de collecte vers la centrale thermique
  • la collecte des déchets verts indépendamment de celle des encombrants
  • pour les particuliers la constitution d’amas de déchets verts distincts de ceux des encombrants
  • au niveau de l’entretien des espaces verts et bords de route, de façon à maintenir un flux régulier à l’arrivée à l’usine, il conviendra de proposer un schéma d’entretien des parties communes au cours de l’année. Pour l’heure, chacun des acteurs concernés s’active pour rendre la filière opérationnelle d’ici 2008/2009.

En plus du gisement de DV émanant des collectivités, les centrales thermiques pourraient brûler d’autres types de déchets : les bois de palette et les bois de coffrage du BTP. L’ADIR (Association pour le Développement Industriel de La Réunion) mène des études de gisement pour ce type de combustible.

Cette filière de combustion de DV pour la production énergétique revêt un caractère unique en Europe. Les recherches bibliographiques mentionnent bien des projets de valorisarion par combustion du bois-énergie mais à ce jour aucun projet de valorisation énergétique des DV par combustion."

Des organisations de producteurs de biomasse (déchets végétaux) et des grands groupes industriels présents dans l’énergie renouvelable ont annoncé le 5 juillet 2007 la création d’une association pour valoriser ces résidus source d’énergie.

L’association, nommée France Biomasse Energie, vise une "représentation plus forte de tous ceux dont les intérêts convergent vers un développement optimisé de la consommation de la biomasse à des fins de production d’énergie", expliquent les initiateurs dans un communiqué commun. Il s’agit pour eux de rassembler des "compétences multiples, des producteurs de biomasse aux utilisateurs énergéticiens, autour du développement des productions d’électricité, de chaleur, de biocarburants dits de deuxième génération et de biogaz, issues d’installations industrielles ou agricoles et utilisant toutes les formes de biomasse".

Parmi ses premiers adhérents, l’association compte notamment Coop de France (coopératives agricoles), l’union des coopératives forestières de France (UCFF), l’association générale des producteurs de blé (AGPB), l’association générale des producteurs de maïs (AGPM), le Commissariat général à l’énergie atomique (CEA), le fournisseur alternatif d’énergie Poweo, le groupe gazier public Gaz de France, et Vinci Environnement, filiale du groupe de BTP Vinci.

Source : AFP

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