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La méthanisation en voie sèche : étude d’opportunité à la Réunion

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Un des grands enjeux environnementaux de La Réunion est d’atteindre l’autonomie énergétique visée à l’horizon 2025-2030. Parmi les technologies de production énergétique durable, la méthanisation consiste à valoriser le biogaz, produit à partir de la décomposition biologique des déchets, en énergie électrique et/ou thermique. Aujourd’hui, la station d’épuration (STEP) du Grand Prado et la distillerie Rivière du Mât sont les premiers à mettre en œuvre cette technologie à la Réunion.

Sur l’ensemble des déchets produits sur l’île, les effluents d’élevage représentent un gisement important des déchets organiques [1]. Majoritairement issus de la production bovine, porcine et avicole, leur répartition sur le territoire est hétérogène. On trouve une forte concentration d’élevages plutôt dans les Hauts (Le Tampon, Saint-Paul…) et des zones à faible densité plutôt dans les Bas (Sainte-Suzanne, Saint-Denis…) en raison de l’urbanisation et de la prédominance de la canne à sucre. Aujourd’hui, les effluents d’élevages sont épandus sur les terres agricoles sans valorisation énergétique.

En fonction de la teneur en matière sèche du déchet, plusieurs types de méthanisation existent. Le plus courant est celui de l’infiniment mélangé destiné aux substrats liquides comme les lisiers. La méthanisation en voie sèche s’applique aux substrats solides comme les fumiers (dont la teneur en matière sèche est supérieure à 15-20%). Le schéma ci-dessous illustre le principe de cette technologie, mise en place au GAEC du Bois-Joly en Vendée. Quel que soit le procédé, on obtient deux produits finaux : le biogaz (riche en méthane) et le digestat. Ce dernier a l’avantage d’être homogénéisé, hygiénisé et désodorisé et constitue un bon amendement pour les terres agricoles.

A La Réunion, , le potentiel de production électrique généré par méthanisation des déjections animales est estimé à 85 GWh/an, ce qui correspond à l’alimentation d’environ 29000 foyers réunionnais [2]. Plus de la moitié de ce potentiel proviendrait des litières accumulées des volailles de chair. En effet, le pouvoir méthanogène de ce fumier est supérieur aux autres types de fumiers. Il serait intéressant de valoriser ce gisement associé à d’autres effluents d’élevage par la méthanisation en voie sèche. Le substrat peut aussi être mélangé avec des déchets non agricoles comme les déchets verts, invendus de fruits et légumes, déchets de cantine…

Aujourd’hui, la méthanisation en voie sèche est un procédé très peu connu sur lequel les données et retours d’expériences sont rares. L’objectif premier du stage dédié à ce sujet sur le premier semestre 2013 est d’étudier plus en détails cette technologie en s’appuyant sur les projets déjà existants. Par la suite, le but est de proposer un projet concret à La Réunion qui servirait de modèle pour les projets futurs.

Jeanne Gautier, élève ingénieur agronome, stagiaire du 1er décembre 2012 au 31 mai 2013

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