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Centrale, charbon et biomasse

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La bagasse est un résidu de procédé de traitement de la canne à sucre. Cette ressource peut-être utilisée pour produire de l’énergie vapeur et électricité. L’originalité fondamentale des centrales bagasse charbon, conçues par la Société Séchilienn Sidec, est de réunir dans une seule installation deux fonctions : la fonction d’être la chaufferie de la sucrerie, brûlant toute sa bagasse avec de hauts rendements et avec une pollution considérablement réduite. La fonction d’être une véritable centrale électrique de réseau avec les mêmes caractéristiques de fiabilité, de disponibilité et de respect des normes antipollution.

Ce système intéresse donc tous les pays qui cultivent la canne à sucre et qui ont à faire face à une demande croissante d’énergie électrique.

Source : http://www.sechilienne-sidec.com/

La bagasse fait donc l’objet d’une mise en valeur énergétique dans deux centrales bicombustibles « charbon-bagasse » et biénergie (vapeur et électricité) opérationnelles à l’île de La Réunion : la centrale de Bois Rouge depuis juillet 1992, et la centrale du Gol depuis septembre 1995. Les extensions de puissance envisagée ou en cours de construction sont des extensions 100% Charbon.

Ces installations peuvent-elles brûler d’autres types de biomasse ? Les responsables de ces centrales réfléchissent à accueillir d’autres types de combustibles. Par exemple, les huiles usagées en provenance de la Réunion et de certains pays de la zone sont incinérées dans ces centrales et à diversifier sur les déchets verts et le Bois Energie.

Première application industrielle de recours à la biomasse à la Réunion, la centrale Bagasse charbon est un cas d’école, vue sous l’angle de la charge globale subie par l’environnement.

Cette technologie a optimisé une majeure partie de la ressource biomasse de bagasse, bagasse dont l’équivalent en fioul lourd, qui serait sinon importé pour produire de l’électricité est importante. Mais elle a généré en même temps le recours au charbon à La Réunion.

Celui-ci est acheminé depuis les mines d’extraction, souvent dans des conditions de travail très difficiles, au port, puis par bateau depuis l’Afrique du Sud et déchargé à La Réunion selon une organisation spécifique de stockage du charbon au port.

La production de poussières polluantes et émissions de gaz nocif en Afrique du sud, sur l’Océan et à la Réunion lors de l’extraction et du transport. Pour faire tourner ces unités au charbon, il convient d’avoir de plus recours à du gasoil et de l’huile pour les camions et les bateaux, qu’il faut encore acheminer. Sans omettre la prévention nécessaire des risques induits de déversement d’hydrocarbure en mer, générant aussi des dépenses considérables de prévention des risques (cf. programme de coopération régional Océan Indien). La consommation d’énergie pour la construction et la maintenance des infrastructures et bâtiments nécessaires aux ruptures de charges du transport du charbon entre les différents modes d’acheminement est importante.

Plusieurs milliers de mètres carrés de foncier sont immobilisés sur la commune de La Possesion, à l’ouest de l’île. Le transport du charbon se fait par camion, vers les deux sites, l’un dans le Sud-ouest de l’île et l’autre dans l’Est. Ce transport est réalisé de nuit pour ne pas surcharger le réseau routier. Cela induit un accroissement de la nuisance sonore nocturne le long de ces axes de transports.

L’électricité produite est distribuée sur la Réunion au moyen de ligne Haute Tension, qu’il a fallu fabriquer, importer, décharger, acheminer, assembler, construire, mettre en service, maintenir, avec immobilisation de foncier, atteinte au paysage de la Réunion et tôt ou tard sature en capacité de transport. Etc.... Bien que performant du point de vue des normes d’émission et diminuant de façon considérable les rejets polluant de la situation préexistante des deux usines de cannes concernées, le bilan de la charge globale subie par l’environnement et de l’énergie grise de ces deux installations peu-être amélioré en diminuant le recours au charbon au profit de l’utilisation de la Ressource en biomasse réunionnnaise.

La DIECCTE et EDF ont présenté officiellement le projet de centrale à charbon du Quelles seraient les adaptations techniques nécessaires pour introduire la combustion de Bois Energie et de déchets verts dans ces centrales à charbon ?

En terme de déchet vert, des tests ont été réalisés en 2006 par Bois Rouge et s’avèrent probants. Les discussion s’engagent en 2007 pour assurer la mise en place d’un production de déchets vert à l’échelle de la CIREST et de La CINOR.

Cela pourrait ouvrir de belles perspectives pour l’économie réunionnaise et pour la sécurisation énergétique de La Réunion.

A l’île de La Réunion, le Bois Energie et les déchets verts collectés et broyés sont une réponse possible en substitution progressive au charbon, une alternative performante du point de vue de la charge globale subie par l’environnement et de l’autonomie énergétique.

La centrale « bagasse-déchets végétaux-bois énergie » en combustion, gazéification ou biogaz, en substitution au charbon, est une alternative performante du point de vue de la charge globale subie par l’environnement.

Le bilan de CO2 est probablement meilleur, puisqu’il y a suppression du transport du charbon depuis l’Afrique du Sud jusqu’au port de la Réunion. La combustion de la biomasse est neutre en termes de CO2, à la différence de celle du charbon. Seule subsiste la production, la collecte et la transformation de biomasse, probablement plus émettrice de CO2 que le transport charbon entre le Port et les deux sites. Il convient d’examiner aussi la nature des rejets générés par cette combustion de déchets verts et bois énergie, en vue de conduire un traitement approprié des fumées, notamment du point de vue des dioxines et autres molécules assimilées.

Cette collecte pourrait être orchestrée notamment dans le cadre de la mise en place du tri des déchets à la Réunion. Elle pourrait se faire autours d’une dizaine de point vert judicieusement répartis dans l’île : regroupement, ransformation de la biomasse (broyage, hachoir, contrôle qualité).

Les études du PRERURE en 2002 propose deux fiches projet : "Actions relatives à la politique de diversification de l’offre d’énergie - Fiche 3.3 Bois – énergie : co-combustion bois-charbon dans les centrales de Bois Rouge et du Gol -Fiche 3.4 Perspectives de valorisation énergétique des peuplements " d’Acacias Mearnsii.

En 2005, une étude de l’ADEME approche l’évaluation globale du potentiel Bois Energie et souligne les nombreux difficultés inhérentes à la mise en place de cette sylviculture

Voir aussi filières Déchets verts et Bois énergie thermique de Bellevue(2001) et la centrale thermique de Savannah (2007). L’Ïle Maurice, très similaire à La Réunion dans sa structure énergétique programme actuellement des investissement lourd dans le charbon, de m^me que la DRIRE et EDF à La Réunion.

Une sylviculture du Bois Energie, de la canne Energie et une collecte des déchets verts pour organiser progressivement la diminution du recours au charbon au profil de la biomasse locale. Une filière d’unité de gazéification bois de dix système d’un MW dans les hauts, sur les quartiers en bout de ligne autour de couplage déchets verts/charbon en compagnie thermique (dans le cadre des 2 types de technologies rencontrées à Bois Rouge et au Gol). Veille sur les systèmes de gazéification de biomasse et aire de sylviculture associée dans les hauts de l’Ouest.

"La filière canne-sucre contribue significativement à la production d’électricité, en fournissant la bagasse à des centrales thermiques d’un nouveau genre. La création d’une centrale bi-combustible à co-génération fonctionnant avec la bagasse pendant la saison sucrière, et comme des centrales thermiques classiques au charbon le reste de l’année a en effet constitué une première mondiale en 1991. Résidu de la canne après extraction du sucre, la bagasse a en effet un pouvoir calorifique supérieur à de nombreux lignites (charbons de mauvaises qualité). De plus son incinération produit peu de cendres et quasiment pas de soufre. Les sucreries consommant moins de vapeur qu’autrefois et les génératrices ayant un meilleur rendement (2 kg de bagasse contre 6 pour produire 1 kWh), il est possible de dégager un excédent d’énergie. Les 2 millions de tonnes de canne brassées dans les sucreries fournissent 640 000 T de bagasse, équivalent à 120 000 T de fuel lourd. Les deux centrales assurent 45% de la production électrique de l’île avec un coût du kWh tout à fait compétitif pour les DOM. Leur disparition engendrerait des importations supplémentaires de charbon de l’ordre de 10 M€.

Cette optimisation énergétique de la filière entre parfaitement dans le cadre des orientations publiques communautaires et nationales encourageant les politiques régionales d’énergie, basée sur les ressources locales et non polluantes. La Réunion est ainsi l’une des régions européennes ou le taux d’autonomie énergétique en production d’électricité à partir d’énergies locales renouvelables est le plus élevé.

Un impact fort sur la réduction des émissions de CO2

La filière canne-sucre réunionnaise contribue à réduire les émissions de CO2 d’origine fossile, notamment par sa contribution à la production d’énergie renouvelable. Des travaux ont été menés pour quantifier cette contribution, en comparant le bilan CO2 de la filière canne-sucre à ce que serait le même bilan CO2 en cas d’absence de la filière.).

Source : http://www.sucredelareunion.com/

L’évaluation précise des ressources en déchets verts, et sylviculture sont en cours en 2007. Aucune plate-forme strutucturée de valorisation des bioressources de l’île n’existe aujourd’hui, pour la biomasse énergie, en relation à la Biochimie verte. QUALITROPIC, pôle de compétivité et TEMERGIE, association pour la RD et le developpement industriel de l’énergie pourront coopérer sur ce sujet.

Rapport OER 2006 Rapport http://www.sucredelareunion.com/pdf... de filière Biomasse ARER 2007"

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