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Australie : les Energies Marines

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  • Énergie Thermique des Mers (ETM) et Climatisation Marine (SWAC)

Peu de projets existent dans le monde et aucun d’entre eux ne se localise en Australie.

Quand on étudie l’opportunité d’installer ce genre de technologies, on examine deux données d’entrée fondamentales qui sont l’accès à l’eau froide profonde (la distance à la côte des grandes profondeurs), ainsi que les température en profondeur mais surtout en surface, car ce sont elles qui varient le plus. Or, en recoupant ces deux paramètres, l’Australie ne présente pas de sites intéressants. En effet, l’île est telle que la bathymétrie ressemble à ce que l’on peut trouver sur les continents, à savoir un long plateau continental qui limite l’accès aux 1000 m de fond à plusieurs km au large du rivage.

Cette caractéristique est donc rédhibitoire pour la mise en place d’un SWAC (en raison des canalisations à installer) et très contraignante pour l’ETM.

  • Projets d’énergie houlomotrice

Contrairement à l’ETM, plusieurs projets existent en Australie, les plus avancés sont présentés ci-dessous.

    • CARNEGIE - Technologie CETO

CETO

La technologie bien connue à La Réunion grâce à son prototype en cours d’installation a fait l’objet, dans ce cadre, d’un accord en 2008 entre EDF EN et CARNEGIE pour une exclusivité réservée à EDF EN concernant l’implantation de la technologie dans tout l’hémisphère nord ainsi qu’à La Réunion.

Contrairement à la plupart des autres convertisseurs d’énergie des vagues en cours de développement dans le monde, le CETO est entièrement submergé et permet d’acheminer de l’eau de mer (ou un autre fluide) sous haute pression à terre. La partie noble du système (la pompe) est donc immergée en profondeur et il n’y a pas de production d’électricité en mer. Ce sont ces deux principales caractéristiques qui ont suscité l’intérêt d’EDF EN.

CARNEGIE a annoncé dans un récent communiqué que les dernières négociations pour raccorder CETO avec sa connexion en Grid au réseau d’électricité étaient en cours et ferait très prochainement l’objet d’une communication. En effet, Le site de démonstration en mer est situé au large Fremantle au Sud de Perth à environ 25 mètres de profondeur. Il est placé sous l’autorité du "National Centre of Excellence in Desalination" qui conduit et coordonne la recherche dans le domaine du dessalement pour toute l’Australie et bénéficie de 25 millions de dollars US de financements.

    • AQUAGEN - Technologie SURGEDRIVE

Un premier démonstrateur est actuellement testé à quai à Lorne. À ce jour, SURGEDRIVE a passé avec succès les tests de conception aux normes internationales, aussi bien dans des bassins à houle qu’en conditions (presque) réelles de mer à partir de la jetée d’un port où les travaux d’optimisation de la technologie se poursuivent.

La technologie, internationalement brevetée, a obtenu, en août 2010, une subvention du gouvernement australien en vue de faciliter son développement futur, le passage à sa phase commerciale, de même que l’augmentation de sa lisibilité technologique sur le marché international en vue d’éventuelles alliances stratégiques. La spécificité de cette technologie est non seulement de produire de l’électricité à partir de l’énergie des vagues mais aussi de permettre de dessaler l’eau de mer. Elle est ainsi capable d’alimenter à la fois en eau douce et en électricité un territoire, ou une communauté, qui manquerait des deux.

SURGEDRIVE fonctionne selon le principe d’un récupérateur de vague de type "bouée" classique. Les dispositifs de type "bouée" sont en mouvement à la surface, montent, descendent et tanguent au gré des vagues. Ancrées sur le fond, c’est le mouvement provoqué par les vagues sur le dispositif qui actionne un piston, aspire de l’eau de mer dans une turbine ou comprime de l’air (ou de l’huile) avant de faire tourner un moteur et de produire de l’électricité. A la différence des systèmes de bouée classique, SURGEDRIVE fait appel à une conception innovante et audacieuse de répartition des composants, capable de fonctionner à la fois au-dessus de la surface de l’eau et au-dessous de la surface de l’eau. Cela rend le dispositif capable à la fois de produire de l’électricité et de dessaler de l’eau de mer.

    • Wave Rider Energy

Un projet pilote est en cours d’installation à Ellinston à 800 mètres au large des côtes à une profondeur de 30 mètres. Le dispositif sera testé en mer pendant 12 mois et permettra de lever les difficultés pour atteindre la phase commerciale de la technologie. Le système mis à l’eau, s’apparentant à une barge de 250 tonnes et mesurant 110 mètres de long par 13 mètres de large, permettra d’atteindre une puissance de 200 kW.

Le principe du système est basé sur la mise en mouvement de flotteurs fixés à la barge grâce à l’impulsion des vagues. Le mouvement mécanique est ensuite converti en énergie électrique via un système à chaine d’alternateurs.

Le dispositif présente donc l’avantage de ne pas contenir de système hydraulique contrairement à un grand nombre d’autres technologies houlomotrices. En effet, plusieurs expérimentations ont failli dans le passé en raison de la présence d’un fluide dans le système. C’est aussi la raison pour laquelle la technologie Wave Rider Energy possède une meilleure acceptabilité vis-à-vis des réglementations en vigueur.

    • OCEANLINX

OCEANLINX est une société de la côte Est australienne spécialisée dans les systèmes houlomoteurs basés sur le principe de la colonne d’eau oscillante. Trois prototypes ont pu être testés en mer (dont un est illustré ci-dessus) ; ainsi ces phases de R&D ont permis d’aboutir aujourd’hui à une technologie fiable et commercialisable. L’industriel développe donc des partenariats commerciaux avec plusieurs régions d’Australie mais également du monde.

La société est donc en mesure de proposer aujourd’hui plusieurs sortes de dispositifs sur le marché dont les plus connues sont :

      • greenwave : système houlomoteur nearshore (environ 10 m de profondeur) d’une puissance de 1 MW
      • bluewave : système houlomoteur offshore (de 50 à 80 mètres de profondeur) d’une puissance de 2.5 MW

Cette technologie présente la particularité de pouvoir également produire de l’eau douce en plus de l’électricité via un astucieux système d’osmose inverse. En effet, l’eau salée est alors mise sous pression et la production d’eau douce peut ainsi atteindre 3000 m3 par jour.

  • Énergie hydrolienne

La turbine à axe vertical DHV, développée par Tidal Energy Pty Ltd basé dans le Queensland, est habillée d’un capot qui optimise ses performances en accélérant le flux d’eau. Contrairement à la plupart des autres turbines "venturi", la turbine DHV produit 3 fois plus d’énergie qu’un même modèle sans capot. Les performances de cette technologie, sur laquelle très peu d’informations circulent, auraient été cependant validées par plusieurs leaders mondiaux des systèmes hydrocinétiques.

En bref, ce serait ce que l’on peut faire de mieux avec un seul rotor de turbine. La possibilité de réguler les performances en fonction de la rapidité du courant la rend d’autant plus candidate à une utilisation commerciale sur une grande variété de sites (eau douce et sites marins nearshore).

  • Micro-algues marines

En Australie aussi les recherches sur les possibilités de micro-algues se développent. En effet, James Cook University (JCU), idéalement situé sur la côte Est, très proche de la Grande Barrière de Corail, développe un important département de recherches sur cette thématique. Dans ce cadre, des financements conséquents lui ont été octroyés par le gouvernement australien, à hauteur de 5 millions de dollars australiens, et 6 millions par MBD Energy et Advanced Manufacturing Cooperative Research Centre.

L’objectif est donc de développer des systèmes qui permettent de produire de la biomasse algale à une échelle commerciale tout en recyclant des déchets en entrée système.

Tout comme à La Réunion les avantages reconnus de la production de biofuel à partir de micro-algues sont mis en avant : croissance extrêmement rapide dans des conditions de chaleur et d’humidité idéales qui peuvent être artificiellement maintenues dans les centres de recherche et d’exploitation, pas d’emprise sur les terres agricoles et capacité à absorber une grande quantité de CO2. Mais le principal obstacle à surmonter reste celui des coûts de production comparés aux coûts des énergies fossiles.

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